Place Octave Chanute
A partir de la place, la rue du Capitaine Ferber, montant à pic, conduit à la place Octave Chanute, dédiée à l’un des pionniers de l’aviation, Américain mais d’origine française.
Sur un des flans de ce petit espace triangulaire bordé d’immeubles disparates en briques rouges ou en pierre, des arbres à fleurs sont alignés, tandis que se hisse en haut de ses quatre marches un banc unique, près d’un lampadaire solitaire.
Non loin, l’eau coulant de cette fontaine Wallace est un des rares signes de vie de la place silencieuse qu’on contourne plus que l’on ne traverse. Nul besoin, en effet, de franchir ses marches pour se rendre chez le boulanger, le traiteur ou le petit épicier du coin, même s’il est tout de même agréable de s’y installer pour scruter un moment les autochtones assis à la terrasse du café du coin, à moins qu’on préfère aller soi-même y prendre un verre.
Une fois requinqué, il ne faut pas hésiter à gravir l’impressionnant escalier qui se déroule de l’autre côté de la place, menant ainsi à la rue Mondoville. Là-haut, un surprise attend les plus vaillants : dans un lieu rare et fleurant bon la nature, rues Jules Siegfried et Irène Blanc, on découvre un lotissement de 92 pavillons, chacun d’un concepteur différent. Dans le calme de ces lieux, essentiellement accessibles par des escaliers et donc, désertés par les automobiles, de petites maisons fleuries de lilas et de glycine aux beaux jours ou de vigne vierge, à l’automne, s’offrent au regard : c’est la « Campagne à Paris », lotissement coopératif où chacun a construit sa maison, souvent avec l’aide de ses voisins.
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