Promenade dans le 17ème arrondissement

13 Avenue Niel 

Depuis la Place Charles de Gaulle, l’avenue Mac Mahon conduit à l’avenue Niel. Devant le n°13, au croisement avec la rue Bayen, juste face à La Poste, se situe une fontaine Wallace.

Le long des larges trottoirs arborés de cette grande voie à double sens et aux immeubles cossus, semble régner une ambiance sobre et classieuse, à laquelle concourent également les commerces, proposant un panel raffiné d’articles luxueux voire design. Une impression de grandeur se dégage également des constructions alentours parmi lesquelles la tourelle des anciens Magasins réunis, à l'angle de l'avenue Niel et de l'avenue des Ternes. Construit en 1912 par l'architecte Marcel Oudin, ce grand magasin  au dôme recouvert d'ardoise abrite aujourd’hui la Fnac, et semble marquer le début du territoire très couru de l’avenue des Ternes.

En partie dédiée aux branchés du shopping qui viennent tous les samedis envahir ses trottoirs et dévaliser ses boutiques très variées, elle a su également se faire une place dans le 17e arrondissement grâce à ses nombreux bars et restaurants. Du casher à l'italien en passant par la cuisine de chefs comme Alain Ducasse, il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses. Côté bar, les habitants du quartier, les touristes ou les employés des nombreux bureaux voisins, n’hésitent pas à se frayer une place en terrasse, quand le soleil est de la partie, parmi les célébrités et des jeunes du quartier. Pendant ce temps, d’autres, préfèrent se rendre rue Poncelet ou rue Lebon, pour faire leur marché sous les clameurs des commerçants qui s'y installent quotidiennement.


 

Place Aimé Maillard 

Plus haut, à l’intersection des rues Laugier et Demours avec l’avenue Niel, la place Aimé Maillard accueille à l’ombre de ses arbres, une fontaine Wallace.

De l’unique restaurant installé sur de la place triangulaire, et cité dans le guide Michelin, se dégage une impression d’élégance tandis que la vitrine du boulanger, comble du faste, le présente faisant son pain sur un écran géant. Les immeubles, post haussmanniens, logent  essentiellement des bureaux où les nombreux employés se rendent depuis le métro ou la station de bus de l’avenue Pereire, devenue pour beaucoup un simple lieu de passage. Ainsi, même si quelques boutiques sont présentes, on préfèrera s’éloigner quelque peu pour rejoindre des lieux plus animés car le seul café du coin ne suffirait pas à contenir tout ce petit monde.

Pour la détente, parallèle à l’avenue Niel, se dessine l’élégante promenade Pereire, qui traverse une partie du 17e arrondissement et rend hommage aux frères du même nom, deux banquiers et parlementaires qui jouèrent un rôle important dans le développement des chemins de fer. Les riverains peuvent ici faire une halte très appréciable et se reposer au milieu de magnifiques massifs de rosiers où la « rose de Ronsard », a élu domicile aux côtés des magnolias, rhododendrons, azalées et autres camélias. De nombreux bancs s'offrent aux promeneurs fatigués ou tout simplement séduits par le charme de cet endroit, par ses nombreuses sculptures, sa végétation dense, ses espaces de loisir et ses 200 poiriers !

 


 

112, avenue de Villiers 

Au bout de l’avenue Niel, à la sortie du métro Pereire, la place du Maréchal Juin abrite le square Albert Besnard, du nom d’un peintre, décorateur et dessinateur français auquel une statue rend ici hommage.

L’ancienne place Pereire, portant désormais le nom du général et maréchal de France Alphonse Juin, dévoile une promenade tout en rondeur. Ce coin de verdure invite à s’installer sur ses pelouses accueillantes, à l'ombre de frênes et de noisetiers de Byzance, baignant dans l’odeur des massifs de rosiers. De ce rond point pavé entouré de cafés, partent cinq grandes artères parmi lesquelles l’avenue de Villiers, au début de laquelle une fontaine Wallace tient compagnie à un petit kiosque à journaux.

Tout au long de cette avenue, tirant sa dénomination de l'ancien village de Villiers-la-Garenne où elle conduisait jadis, des arbres sont plantés à intervalle régulier et les commerçants, sans doute influencés par la présence du square, fleurissent la devanture de leurs boutiques. Le quartier, marqué par les petites habitudes de ses usagers possède des hôtels et de nombreux commerces sis dans des immeubles à l’architecture très travaillée. Cafés et restaurants accueillent les employés des  entreprises proches ainsi que les habitants du quartier, fidélisés par la personnalité, l’identité de ces lieux à la décoration soignée.

Courant jusqu’à la rue de Lévis, l’avenue de Villiers possède également, installé au n°43, dans un hôtel de 1840 non loin du métro Malesherbes, le musée Jean-Jacques Henner, consacré au peintre alsacien du même nom.


 

Place de Lévy 

Au bout de l’avenue de Villiers, au détour de la place Goubaux, une des rares places parisiennes à posséder une statue de Rodin, le buste de Henri Becque, débute la rue de Lévis.

A deux pas du Parc Monceau , cette artère commerçante où se côtoient sacs de marque et cabas, loge un marché permanent - sauf le dimanche après-midi et le lundi - de fruits et légumes, dont les commerçants vantent haut et fort les mérites, ainsi que de nombreux commerces : quincaillier, serrurier, mercier, pâtissier, traiteurs, antiquaires et même libraires. Ici, pas de circulation puisque la voie est piétonnière, alors on se promène tranquillement, profitant de l'hospitalité des commerçants,  de la vue des étals colorés, de l'odeur des produits frais, de l'atmosphère d'un véritable petit village en plein cœur de Paris ! 

Portant le nom des anciens propriétaires du château de Monceau, la rue de Lévis, une des plus anciennes rues du quartier jouxte un agréable coin de verdure. Entouré d'immeubles de luxe et d'hôtels particuliers, le parc Monceau est, depuis son rachat et son réaménagement par la ville de Paris, un jardin d'agrément des plus romantiques. Avec sa rotonde, son lac, son petit pont et ses bosquets, il est le lieu privilégié des jeunes mariés qui viennent y prendre la pose pour immortaliser leurs épousailles. Mais ses pelouses accueillent également sans distinction les trentenaires venus faire leur jogging et les jeunes d’ici et d’ailleurs, venus pique-niquer ou faire une sieste, sous le regard de marbre d’une des nombreuses statues du parc.

 

Place du Docteur Félix Lobligeois 

Après avoir sillonné, depuis la rue de Lévis, la première moitié de l’interminable rue Legendre et dépassé la voie ferrée, on arrive place du Docteur Félix Lobligeois, où s’élève l’église Sainte Marie des Batignolles. Derrière, face au square des Batignolles, une fontaine Wallace baigne dans l’atmosphère villageoise du quartier.

Ancienne commune rurale, les Batignolles furent autrefois une terre de prédilection pour les commerçants parisiens qui y bâtirent leurs résidences secondaires. Le quartier connut par la suite une vie culturelle très active et de nombreux artistes tels que le poète Paul Verlaine ou le peintre Édouard Manet comptèrent parmi les habitués de ses cafés.

Jadis, la fête patronale du village qui se tenait sur la promenade publique, derrière l'église, accueillait les Batignollais, forains, artistes et vendeurs. Plus tard, la chanteuse Barbara, née rue Brochant, fréquenta les allées du parc créé un siècle plus tôt par Alphand sur l'emplacement de la « place de la Promenade ». Conçu comme un jardin à l’anglaise, le square des Batignolles possède une grotte, une rivière, une cascade et un lac miniature peuplé de canards et de cygnes noirs. Ses allées sont bordées d’une végétation très exotique venant de tous horizons : saules tortueux, noisetiers de Byzance, plaqueminiers du Japon et même un séquoia géant. Enfin, derrière un kiosque vitré dressé sur une petite butte, un manège aux allures d’antan tourne encore, pour la plus grande joie des enfants, qui, lassés des bacs à sables, attendent impatiemment leur tour.

 

Place Richard Baret

En remontant la rue des Batignolles, semée de commerces variés, on arrive place Richard Baret, face à la mairie du 17e. Sur cette place rectangulaire plantée de deux rangées d'arbres, les terrasses de deux brasseries disputent la vedette  à une fontaine Wallace. Le peu de passage rend la place calme et la clientèle, presque exclusivement composée des gens du quartier ne s’y bouscule pas, si bien que, même aux beaux jours, il est possible de se faire une place au soleil.

En face, la mairie, dont la première pierre fut posée en 1847, a été édifiée sur les plans de l'architecte Lequeux et pendant plus d’un siècle, les quatre cadrans de l’horloge de son campanile, qui marquaient les points cardinaux de l’arrondissement, ont accompagné la vie des habitants des Batignolles. Mais cette bâtisse, dont se souviennent encore bon nombre d’habitants du quartier, a été démolie en 1971, cédant la place à un édifice plus important, devenu aujourd’hui la mairie la plus moderne de la capitale.

A la perpendiculaire, la rue des Dames anime fièrement l’arrondissement, qu’elle traverse depuis la rue de Lévis jusqu’à l’avenue de Clichy. De bout en bout, elle se montre branchée et festive avec ses cafés, ses restaurants et ses bars à la mode. En toute saison, il est fort agréable de venir bavarder, jouer aux échecs ou assister à un concert en prenant un petit verre « Aux Caves Populaires »,  puis de se retrouver pour partager un repas entre amis ou en amoureux dans la charmante petite cour intérieure, secrètement gardée au sous-sol du « Bistrot des Dames ».

 

12, boulevard des Batignolles 

Au bout de la rue des Batignolles, sur le terre plein central du boulevard du même nom, une fontaine Wallace repose, à l’ombre de ses nombreux arbres.

Tous les samedi matin, elle assiste de loin au marché Biologique qui s’installe sur le boulevard, sur un air d’accordéon. Véritable enchantement des yeux et des papilles, on y vend les aliments de base que l’on trouve sur tous les marchés traditionnels mais également des légumes bio à la saveur délicieuse et même des vêtements bio !

Le reste du temps, la foule se presse autour du Monument du maréchal Moncey, au centre de la Place de Clichy et ce grand carrefour hétéroclite au confluent de quatre arrondissements semble sans cesse en ébullition. La circulation y est intense et souvent difficile, et même les piétons, touristes et autochtones, se bousculent sur ses trottoirs au rythme des klaxons.

Mais, si la place est si peuplée, c’est qu’il est impossible de s’y ennuyer. Ici, on peut tout faire : assister à un spectacle au théâtre Le Méry, à un concert à L’Européen ou voir un film au Cinéma des Cinéastes ou au Pathé Wepler.

Sinon, on peut toujours se sustenter, notamment au Wepler, véritable institution du quartier. Situé au n°14 de la place, cette ancienne taverne achetée en 1810 par un limonadier alsacien du nom de Wepler, fut le rendez-vous quotidien de grands artistes tels que Picasso, Apollinaire, ou Truffaut, avant de devenir par la suite un restaurant, où les amateurs viennent désormais se régaler de fruits de mer ouverts sur le trottoir par les écaillers.

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