Promenade dans le 15ème arrondissement

2 boulevard Pasteur 

Plus haut, après la Place de Catalogne, on longe, sur la droite, le Jardin Atlantique, adorable jardin suspendu aménagé au-dessus des voies de Montparnasse et de Vaugirard, avant d’atteindre le boulevard Pasteur. Au n°2 de cette large voie comptant parmi les 2 020 rues françaises baptisées du nom du scientifique français pionnier de la microbiologie, une fontaine Wallace s’abrite sous les rails du métropolitain, aux côté d’une station Vélib’.

Le boulevard accueille la ligne 6, plus long métro aérien de Paris avec ses cinq stations en viaduc. De là-haut, quel régal de jouir de points de vue uniques sur des monuments tels que les Invalides, visibles depuis la station Sèvres-Lecourbe. En sous-sol, la station Pasteur, elle, présente sur le quai de la même ligne une exposition consacrée à la médecine et à son évolution depuis Pasteur.

En prenant la rue de Sèvres, on découvre, sur la droite, à la frontière avec le 7è arrondissement, l’hôpital Necker-Enfants Malades, union de l’hospice pour défavorisés fondé par Mme Necker, épouse du directeur général des Finances de Louis XVI, et l'Hôpital des Enfants Malades, premier hôpital pédiatrique au monde.

Derrière, côté rue de Vaugirard, la rue Bourdelle mène au musée du même nom, à visiter pour la tranquillité de son jardin orné d’acacias et de bronzes et pour les chefs d’œuvres de son atelier.

De l’autre côté, l’avenue de Suffren partage avec l’arrondissement cossu du 7e quelques-uns des plus beaux immeubles de Paris, aux façades rehaussées de moulures en forme de corne d’abondance et aux tourelles aux toits d’ardoise.


 

Place du  Général-Beuret 

En remontant la rue Lecourbe, à l’angle de la rue Cambronne, on découvre, sur la gauche, la place du Général Beuret, triangle pavé au centre duquel se prélasse une fontaine Wallace, à l’ombre de hauts platanes.

Les trois bancs publics, disposés autour de cet espace légèrement surélevé invitent à un moment de détente. En journée, avant que ne se montrent, nombreux, les promeneurs du soir, on peut profiter du calme qui se dégage de ce quartier pourtant commerçant, sorte de petit village où les habitants se connaissent et se côtoient.

Face à la fontaine, la terrasse du bistrot-bar « Au général Beuret » apporte à un coin du 15e en manque de cafés à la fois détendus et branchés, un brin de bonne humeur, avec son décor moderne aux allures de bandes-dessinées sur fond de musiques rock.

A deux pas, la minuscule boutique de cartes postales du 92 rue Cambronne, vaut vraiment le détour et fera le bonheur des collectionneurs autant que des simples curieux. Rue Lecourbe, les gourmands seront conquis par les étals de primeurs exhibant les plus beaux fruits et salades en provenance de Rungis, les caves à vins et La fromagerie du 101 dont le propriétaire avoue avoir appris sa géographie grâce aux fromages rigoureusement sélectionnés !

Pour un peu de dépaysement à l’abri des clameurs de la ville, rendez-vous square Blomet, où tout à coup, sous les tilleuls, la capitale prend des airs méridionaux  et les parigots devisent autour d’une partie de pétanque ou entre deux verres, sous la tonnelle.

 

Place Hubert Monmarché, face à la Mairie du 15e 

A quelque 200 mètres de la place du Général Beuret, la rue Lecourbe longe la Mairie du 15e arrondissement, immense bâtisse sise d’un côté de la vaste place Hubert Monmarché. Face à son horloge, au-delà d’une forêt clairsemée de candélabres symétriquement disposés, une fontaine Wallace se fait toute petite.

Dans son dos, la tour de Saint Lambert de Vaugirard, une des plus admirables églises de style néo-roman de la capitale, construite au milieu du 19e siècle, domine ce quartier résidentiel.

Donnant également sur la place, établie au n°154 de la rue Lecourbe, la bibliothèque Vaugirard, une des 57 bibliothèques municipales de la ville, offre une occasion supplémentaire de se cultiver et de se distraire au travers d’un des nombreux ouvrages en tous genres consultables sur place gratuitement.

Mais pour que la détente soit absolue, en route pour le square Saint-Lambert, rue Léon-Lhermitte. Entouré d’immeubles de style années 30, ce jardin de près de 2 hectares fut installé en 1933 à l'emplacement des anciennes usines à gaz de Vaugirard et prit le nom de l'église voisine, située rue Gerbert. Là, deux pelouses symétriques mènent à un bassin aux jets d’eau rafraîchissants et la terrasse en éventail offre au regard des plus curieux un aulne aux feuilles en forme de cœur. De larges bancs invitent les grands au repos ou à la lecture, à l’ombre des peupliers, acacias et autres cerisiers à grappes tandis que deux aires de jeux, un manège et un théâtre de Guignol attendent les plus petits.  

 

Place Alain Chartier 

En empruntant la rue Péclet, entre la mairie et l’église, on longe le square Adolphe Chérioux, ouvert en 1896 sur l’ancien emplacement de la place Vaugirard. Square enchanteur doté d’un kiosque à musique bordé de parterres de rosiers et de platanes, il rend hommage au conseiller municipal du même nom, élu de l’arrondissement. Une fois passé le square, voici la rue de Vaugirard, grande voie à double sens menant au métro Convention.

Ici, se dessine la place Alain Chartier, vaste étendue rectangulaire au sol pavé. Sous ses tilleuls, une fontaine Wallace fait de l’ombre à une petite borne fontaine portant le blason de la ville de Paris. Ce lieu ne possède pas autant d’esprit que la poète à qui il est dédié mais il a le mérite d’être des plus animés. En effet, quel fourmillement à la sortie du métro, autour du kiosque à journaux ou du manège d’où les enfants saluent tout en virevoltant leurs parents restés à les surveiller à la brasserie d’à côté.

Assis sur l’un des bancs de pierre, d’autres se sont donnés rendez-vous pour aller boire un verre dans l’un des nombreux cafés du coin ou pour une séance de ciné. Ainsi, ils peuvent admirer de la place  la façade transparente du Gaumont Convention qui se pare, le soir, de la lumière rouge d’un néon, et choisir parmi les films à l’affiche lequel ils vont se mettre sous la dent. 

Côté cuisine, on portera son dévolu sur le Marché Convention. Déployé les mardi, jeudi et dimanche matins, entre la rue Alain Chartier et la rue de l’Abbé Groult, ce joli marché plein de produits frais, offre l’embarras du choix malgré des prix un peu élevés.

Place Charles Vallin 

Depuis la rue Chartier, il faut traverser la rue de Vaugirard afin de rejoindre la rue de la Convention et d’atteindre la place Charles Vallin.

En partie bétonnée, entourée d’immeubles grisâtres et baignant dans les gaz d’échappement des rues avoisinantes, cette place a du mal à reprendre son souffle. Heureusement, le vert feuillage des platanes et l’eau d’une fontaine Wallace lui apportent un brin de fraîcheur.

De même, trois petits poumons de verdure accessibles par la petite rue Corbon jouxtent la place. Parsemés le long de la rue d’Alleray, le square d’Alleray La Quintinie, le jardin d’Alleray et le jardin d’Alleray Labrouste – Saint Amand accueillent toute l’année les enfants terribles dans leurs bacs à sable et les grands romantiques, au milieu des senteurs enivrantes de leur luxuriante végétation. Ainsi, plantes grimpantes, érables du Japon, tilleuls et poiriers en attireront plus d’un dans le jardin d’Alleray tandis que tulipier, cèdre et rosiers du square La Quintinie en raviront d’autres. Le jardin Labrouste, quant à lui, offrira à qui le souhaite une halte revigorante à l’ombre des pergolas recouvertes de glycines. 

Enfin, la rue de l’Abbé Groult, partant vers le Nord depuis la place Charles Vallin mérite qu’on s’y arrête un instant en l’honneur de son ancien propriétaire, dont elle porte le nom. En effet, au début du 19e, l’Abbé Groult d’Arcy, bienfaiteur de Vaugirard, offrit la rue elle-même à la commune puis légua le terrain sur lequel fut édifiée par la suite la nouvelle église Saint-Lambert qui est à l’origine du nom du quartier.

 

Parc Georges Brassens, angle des rues Brancion et des Morillons 

Succédant à la rue de la Convention, la rue de Vouillé croise la rue Brancion. C’est sur son chemin, à la hauteur de la rue des Morillons, que s’ouvre le Parc Georges Brassens. A ses côtés, se tient une fontaine Wallace.

Le parc, hommage au poète-chanteur sétois qui vécut tout près, a remplacé les anciens abattoirs de Vaugirard dont il garde des traces. L'ancienne halle aux chevaux, par exemple, accueille désormais tous les week-end un marché aux livres où se retrouvent les bibliophiles avertis, et deux taureaux de bronze montent toujours la garde à l’entrée principale.

Une fois à l’intérieur, on parcourt avec plaisir les allées – dont certaines portent des noms de chansons de Brassens – le nez perdu dans les parfums de plantes aromatiques et médicinales. Si le serin, qui vient se reproduire ici au mois de mai, ne guide pas la promenade de ses cris métalliques, on entendra peut-être le bourdonnement des abeilles du rucher. Sinon, pourquoi ne pas retomber en enfance avec un tour de balançoire ou de manège si l’on est trop grand pour une course à dos de poney ?

À deux pas, la rue Santos-Dumont, ruelle ombragée envahie par le lierre sauvage nous entraîne vers l’ancienne demeure de Brassens, au 42, et nous offre un petit air de campagne.

De là, rendez-vous 75, rue Brancion, au « Café Walczak », ancien café «Aux sportifs», tenu par Georgette, veuve de l’entraineur de Marcel Cerdan. Après avoir frappé à la porte, on découvre un décor années 50 et une ambiance des plus conviviales où il fait bon boire un verre autour d’une assiette de fromage ou de charcuterie.

 

Paris Expo 

Une fois rue Brancion, une petite marche vers le Sud nous amène boulevard Lefebvre qu’il faut remonter par la droite, en direction de la Porte de Versailles, pour rencontrer la rue Dantzig.

Au n°52, un immanquable édifice en rotonde construit pour l’Exposition de 1900 par Gustave Eiffel, abrite un certain nombre d’artistes, peintres ou sculpteurs. C’était déjà le cas au temps de Chagall et Léger qui vinrent, fauchés, trouver l’inspiration dans les murs de « La Ruche », où un mécène les logeait pour une somme modique.

Porte de Versailles, à la lisière du 15e arrondissement, s’étend Paris Expo, principal parc des expositions de la capitale, construit en 1923 pour accueillir la Foire de Paris qui se tenait jusque là au Champs de Mars. Chaque année, il reçoit pour l’un de ses 200 salons – parmi lesquels le Salon international de l'agriculture, le Mondial de l'automobile, le Salon du livre ou la Foire de Paris – la visite de plus de 6 millions de personnes venues du monde entier.

Autrefois réunion de hangars sans âme, le lieu a été récemment réaménagé à la manière d’un parc verdoyant, conservant des éléments architecturaux de l’Exposition Universelle mais dévoilant désormais un esprit des plus parisiens. C’est à cette occasion, que parmi les bancs de bois, les mangeoires à oiseaux et les réverbères, cette fontaine Wallace a surgi du sol de Paris Expo, non loin d’un colonne Morris. Toutes deux de rouge vêtues, elles renvoient à la couleur élégante des brasseries parisiennes et de l’opéra de Paris tout en servant de repères aux visiteurs.

 

Place Henri-Rollet 

En remontant la rue de Vaugirard, on longe, sur la droite, l’hôpital Vaugirard, construit au début des années 90 à l’emplacement de l’ancien collège de l’Immaculée Conception, qui reçut parmi ses élèves un certain Charles de Gaulle. L’espace restant, aménagé en jardin, mérite un petit détour, même si son voisinage n’est pas très accueillant, tant il  est sympathique d’y zigzaguer parmi les bouleaux, les hêtres et les ifs, en humant les essences de laurier et de thym.

A l’angle des rues de Vaugirard et Desnouettes, se dessine une placette triangulaire, la place Henri Rollet. Véritable lieu de passage, elle est investie par les vélos et scooters des étudiants en droit du centre Vaugirard, annexe de l’Université Paris II située au bout de la rue de Vaugirard, plus longue rue de la capitale avec ses 4300 mètres ! Et pour ceux qui n’ont pas de monture, une station Vélib’ en met à la disposition de tous ! A ses côtés, un panneau « Histoire de Paris » donne des indications  sur la fête de la raison et sur l'église Saint Lambert.

Pour combler les petites faims, deux restaurants, l’un grec, l’autre italien, ouvrent leurs portes et installent même, quand le temps s’y prête, leur terrasse sur le trottoir, offrant une vue dégagée sur la place et sur sa fontaine Wallace. 

Enfin, une courte marche en direction de la rue Desnouettes conduira à une porte végétale parée de glycine et de rosiers, seuil du charmant Square du Clos Feuquières aménagé à l'emplacement de la propriété du marquis de Feuquières, dont l'entrée en demi-lune était située au n° 10 de la rue Desnouettes. 


Place du Comtat Venaissin, angle des rues Javel et des Frères Morane 

Au sortir de la rue Desnouettes, la rue de la Croix Nivert rejoint la rue des Frères Morane où se forme la place du Comtat Venaissin. Sur ses pavés, aux côtés d’une poignée d’arbres et de réverbères, se trouve une fontaine Wallace, tout près d’un restaurant coréen, seule animation de ces lieux calmes et quasi désertiques.

La rue de Javel, qui longe la place,  menait jadis au lieu dit " javetz ", petit port doté d’un garage à bateaux connu depuis le 17e siècle pour son moulin à vent et sa guinguette à la mode. Mais c’est la manufacture de produits chimiques construite non loin qui lui vaut sa renommée, car l’on y fabriquait de l'hypochlorite de sodium, autre nom de l’« eau de Javel ».

Au Nord de la place, le square Violet rend hommage à Léonard Violet, entrepreneur à l’origine du village de Grenelle, aujourd’hui partie intégrante du 15e arrondissement. Dans ce jardin situé à l’emplacement de l’ancien parc de l’hôtel particulier Violet, on s’étend sur la grande pelouse, à l’ombre des pins, des sophoras ou du platane à feuilles d’érable. Aux beaux jours, de mai à septembre, il est même possible de venir apprécier un des concerts organisés dans le kiosque à musique, pulvérisé lors d’une tempête en 1999, mais bienheureusement reconstruit depuis à l’identique.

Dernière curiosité, visible dès la sortie du square, l’impressionnant groupe d’immeubles en brique rouge dont l’un a vu naître, en 1938, au 5, place Violet, Brigitte Bardot, actrice française mythique fervente défenseuse de la cause animale et détentrice d’une fontaine Wallace, dans sa propriété de Saint-Tropez.

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